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Examen professionnel IGE hors classe : quels sont réellement les attendus ?

Démarré par natblue, Aujourd'hui à 07:52:43

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natblue

Je souhaiterais soulever plusieurs interrogations concernant les critères d'évaluation de l'examen professionnel d'accès au grade d'ingénieur d'études hors classe, particulièrement dans les BAP scientifiques.

1. L'évaluation doit-elle porter sur l'ensemble de la carrière ou sur les deux ou trois dernières années ?

Lors d'une discussion avec un collègue chercheur, celui-ci m'a expliqué qu'au CNRS, d'après ce qui lui avait été indiqué, les promotions seraient principalement appréciées au regard des activités réalisées durant les deux ou trois dernières années.

Il en déduisait que mes chances d'obtenir la hors classe étaient faibles.

Cette remarque m'interroge. L'avancement au grade d'IGE HC doit-il reconnaître l'ensemble du parcours professionnel, les compétences et l'expertise acquises au fil des années, ou privilégier les réalisations les plus récentes ?

Cette pratique, rapportée pour le CNRS, est-elle également applicable à l'examen professionnel ITRF ? Sur quel fondement réglementaire ?

2. Pourquoi interroger les IGE sur la rédaction de demandes de financement ?

Lors de mon oral, il m'a été demandé si je faisais des demandes de financement, éventuellement en mon nom, et si je participais à leur rédaction.

Je m'interroge sur la pertinence de ces questions dans le cadre d'un examen professionnel d'avancement au grade d'IGE HC.

La rédaction d'une demande de financement mobilise des compétences de conception et de présentation d'un projet scientifique, ainsi que la définition de ses objectifs et des moyens nécessaires à sa réalisation.

Ces activités correspondent davantage aux responsabilités des chercheurs et aux compétences appréciées lors des concours de chargés de recherche (CR).

Pourquoi seraient-elles attendues d'un ingénieur d'études candidat à la hors classe ?

3. Que signifie précisément « participer à la rédaction d'un article scientifique » ?

Cette question m'a également été posée lors de l'oral.

Un collègue chercheur m'a expliqué que, lorsqu'il était postdoctorant, il ne rédigeait pas lui-même les articles scientifiques et qu'il n'avait commencé à le faire qu'après être devenu chargé de recherche.

Il me semble donc indispensable de distinguer la contribution à la rédaction d'un article de la responsabilité de sa rédaction scientifique dans son ensemble.

Un ingénieur d'études peut rédiger les parties « Matériels et méthodes », préparer les figures, analyser les données, contribuer à l'interprétation des résultats et participer à la relecture du manuscrit.

Il contribue ainsi directement à la production scientifique et peut légitimement figurer parmi les auteurs.

Mais rédiger un article scientifique dans son ensemble, en construire l'argumentation, articuler les résultats et leur interprétation dans une démonstration scientifique, correspond à une responsabilité généralement exercée par les chercheurs.

Il existe donc une confusion possible entre la production des résultats scientifiques, à laquelle les ingénieurs contribuent directement, et la responsabilité de leur publication.

Pourquoi évaluer un IGE HC sur des activités relevant davantage des attendus d'un concours de chargé de recherche, plutôt que sur les compétences correspondant à ses propres missions statutaires ?

4. Quelle place pour l'expertise scientifique et technique ?

Un ingénieur d'études peut avoir développé, au cours de sa carrière, une expertise scientifique et technique de haut niveau, conçu ou adapté des méthodes expérimentales, résolu des problèmes scientifiques complexes, formé des personnels et contribué de manière déterminante à de nombreux travaux publiés.

Ces réalisations témoignent directement de ses compétences professionnelles.

L'examen professionnel IGE HC devrait permettre d'évaluer cette expertise et son évolution au cours de la carrière, sans confondre les missions d'un ingénieur d'études avec celles d'un chargé de recherche.

Je souhaiterais donc connaître la position du SNPTES sur ces questions :

Existe-t-il des critères privilégiant les deux ou trois dernières années plutôt que l'ensemble de la carrière ?

La participation à la rédaction des demandes de financement et des articles scientifiques constitue-t-elle un attendu de l'examen IGE HC ?

Comment les jurys distinguent-ils les contributions scientifiques et techniques des ingénieurs des responsabilités propres aux chercheurs ?

Sur quels textes réglementaires reposent précisément ces critères d'appréciation ?

L'avancement au grade d'IGE hors classe doit-il reconnaître l'expertise acquise dans l'exercice du métier d'ingénieur d'études, ou des compétences relevant davantage des concours de recrutement de chargés de recherche ?

PSA

Bonjour,

C'est pas bien d'écrire ou de reformuler, sans reprendre après, avec une IA.
Ca donne une liste de ligne sans saveur, et avec peu d'envie de répondre.

Mais je vais faire un effort, et sans IA.

1/ 2 métiers différents, 2 corps différents, 2 manières différentes d'être évalué.
Mais soyons clair : si tu as rien fait depuis 5 ans (dossier vide), ça va pas inciter à bien te classer.
A l'inverse, une activité récente et de valeur sera bien vu.

2/ pourquoi pas ?
Les pratiques des laboratoires sont multiples, et participer à un projet certes réservé aux chercheurs est le signe d'un investissement et de la reconnaissance d'une expertise. Mais la réponse "la politique de mon labo est de réserver les demandes aux chercheurs" peux être recevable (sauf si c'est pas le cas, et là c'est éliminatoire : pas le droit au mensonge !)
Ceci dit, il y a aussi de nombreux petits projets où la demande est à la hauteur des compétences d'un IGE HC.

3/ Ca signifie rien.
C'est à toi de montrer ce que tu as fait et qui apparait dans l'article.
Et c'est suivant les pratiques du labo mais aussi ton propre investissement.
Il y a des IGE qui rédigent des articles, faut pas l'oublier.

4/ Il y a toute la place.
Mais il faut le démontrer.
Et les questions sont aussi là pour vérifier les dires, et pour se faire une vraie idée des compétences.
Un spécialiste compétent sera sollicité pour les projets à venir et verra ses réalisations donner des résultats.
Et il ne faut pas fantasmer sur le métier des collègues CR : ils sont évalués eux aussi, et sur des points de politiques scientifiques et d'avancée/résultats de recherche plus pointus que ceux des IE (et des IR aussi)

natblue

Ces questions ne viennent pas de l'IA, ce sont mes idées. Je trouve votre façon de présenter les choses quelque peu déplacée, mais passons.

2/ Concernant les demandes de financement, j'aimerais savoir quels financements un IGE peut solliciter en son nom propre. Vous ne répondez pas à ma question sur la pertinence de ce critère dans un examen d'avancement de grade.

3/ Certains IGE peuvent effectivement participer à la rédaction d'articles scientifiques, notamment à la partie « Matériels et méthodes ». Bien entendu, cela dépend du chercheur. En revanche, la rédaction complète d'un article scientifique par un IGE reste rare, voire très rare, sauf peut-être dans le cas d'une revue.

Vous ne distinguez pas clairement la contribution à un manuscrit, la rédaction de certaines parties et la responsabilité de sa rédaction scientifique dans son ensemble.

Je reste persuadée que la rédaction d'articles scientifiques n'a pas sa place dans un concours IGE HC.

4/ Tout à fait d'accord. Encore faut-il que les questions posées permettent au candidat de démontrer ses compétences scientifiques et techniques.

Enfin, petite précision : je ne fantasme absolument pas sur le métier de mes collègues chargés de recherche. Certainement pas.

Le fait que les CR soient eux aussi évalués, et sur des critères plus pointus, n'est pas le sujet. Il ne s'agit pas de comparer la difficulté des deux métiers, mais de comprendre pourquoi on évaluerait des IGE sur des critères relevant des fonctions de chargé de recherche. D'autant que les CR eux-mêmes ne rédigent pas nécessairement tous leurs articles scientifiques au moins au début.

Ce sont deux métiers différents, avec des missions et des responsabilités différentes.

À force de recruter des docteurs sur des postes d'IGE, on finit par confondre les deux métiers et par imposer aux ingénieurs d'études des critères d'évaluation qui relèvent de ceux des chercheurs.