Espace de discussions du SNPTES-UNSA

Sujet de discussion => ITA et Chercheurs (CNRS, INSERM, INRAE, ...) => Discussion démarrée par: Otemohu le 01 Décembre 2017, 22:26:06

Titre: Prime pour travaux dangereux
Posté par: Otemohu le 01 Décembre 2017, 22:26:06
Bonjour,

Dans le cadre de notre travail, mon collègue et moi sommes amenés à réaliser des travaux en hauteur (sur pylone de plus de 35m de hauteur). J'avais contacté ma délégation pour avoir des informations quant à une éventuelle prime ou indemnité liée à l'exposition à ce risque.
Il existe vraisemblablement une prime pour "travaux dangereux - insalubres - incommodes ...". J'avais posé la question à ma délégation qui ne m'a jamais répondu !

Merci d'avance pour vos avis et commentaires,
Cdlt
Titre: Re : Prime pour travaux dangereux
Posté par: Xav_D le 01 Décembre 2017, 23:37:10
Bonjour,

Il existait effectivement une prime dite d'insalubrité, elle était étrangement réservée aux personnels de catégorie C. Elle a été fusionnée avec l'IFSE. Si le DEPREP (degré d'exposition du poste au regard de l'environnement professionnel) avait eu une réelle existence, cette situation aurait pu donner lieu à l'indemnisation du risque. La direction du CNRS a toujours refusé de prendre en compte ces situations que nous évoquions lors des réunions sur le RIFSEEP. Et maintenant que tout est écrit, le SNTRS-CGT communique pour dire que c'est anormal et que c'est révoltant alors que leurs représentants lors de ces réunions (les mêmes qui lancent les appels maintenant) n'ont jamais levé le petit doigt sous prétexte qu'ils étaient contre le RIFSEEP. Ça fait une belle cuisse aux agents qui grâce à la stratégie de la génération du mécontentement se retrouvent floués aujourd'hui.

Mais, bon, le pire est que cela semble fonctionner avec certains.
Titre: Re : Prime pour travaux dangereux
Posté par: Otemohu le 08 Décembre 2017, 10:57:03
Dans ce cas, est-ce qu'un agent peut refuser de réaliser ces travaux en hauteurs ?
Titre: Re : Prime pour travaux dangereux
Posté par: Xav_D le 08 Décembre 2017, 11:15:23
Bonjour,

Vous répondre tout de go est difficile, cela dépend des attendus de votre poste et de l'évolution des missions qui vous ont été proposées et que vous avez acceptées.

Il faut avouer qu'effectuer des tâches à pareille hauteur n'est pas à la portée de tout le monde, même lorsque toutes les conditions de sécurité sont réunies. Outre l'indéniable forme physique nécessaire, il ne faut pas, comme moi, souffrir de vertige.
Le SNPTES trouve regrettable que le DEPREP n'ait pas été ouvert à la reconnaissance de l'ensemble des expositions aux risques professionnels, malgré nos demandes incessantes et insistantes.
Titre: Re : Prime pour travaux dangereux
Posté par: flardellier le 08 Décembre 2017, 11:48:03
Il doit rester la possibilité d'exercer son droit de retrait.
Titre: Re : Prime pour travaux dangereux
Posté par: Otemohu le 15 Décembre 2017, 11:39:23
Sauf si c'est clairement écrit dans la fiche de poste non ? Je ne sais pas ce que peut exiger un agent vis-a-vis du CNRS. Au siège, il y a des primes car les gens sont au siège et les autres qui travaillent "dangereusement" mais dans des conditions de sécurité (car ils tiennent à leur peau) n'ont droit à rien.
Donc le droit de retrait, je ne sais pas.

Quoi qu'il en soit, mon collègue a contacté la Délégation Régionale par rapport à cette prime et on ne lui a jamais répondu ....
Titre: Re : Prime pour travaux dangereux
Posté par: Xav_D le 15 Décembre 2017, 12:13:58
Bonjour,

Effectivement si c'est dans la fiche de poste, il n'y a que pour raison médicale que le collègue peut ne plus être habilité à effectuer la tâche en question.

Il est évident, comme je l'indique plus haut, que ce type de situation aurait dû être pris en compte au sein des DEPREP, de même que le travail en milieu confiné, sur des outils ou produits dangereux, ...